La qualité de l'environnement est une des spécificités de Guernes
Prévention des risques
Vous trouverez dans le document à télécharger ici les informations du dernier Dossier Départemental des Risques Majeurs datant de 2007 . Il rassemble l'essentiel de ce qui doit être connu en matière de risques majeurs qu'ils soient qualifiés de naturels ou de technologiques.
Ces informations doivent permettre une meilleure prévention des dangers, et provoquer une réflexion au sein des populations concernées. C'est pourquoi ce dossier comporte, la plupart du temps, la localisation des risques dits "majeurs", auxquels les habitants de la commune pourraient être confrontés, ainsi que la description des mesures de prévention mises en oeuvre pour y faire face.
La carrière de Sandrancourt, un site exceptionnel
La carrière de Sandrancourt, située sur les communes de Guernes et Saint-Martin-la-Garenne, présente une richesse écologique et paysagère exceptionnelle. Sise sur une boucle de la Seine, aux confins du Parc Naturel Régional du Vexin, elle est classée en zone NATURA 2000. En effet, plus de 70 % des espèces d'oiseaux d'Ile-de-France sont présentes sur ce site. La carrière abrite également 15 espèces d'odonates, 35 espèces de coléoptères et plus de 360 variétés végétales dont 20 % sont assez rares dans la région.

Une nouvelle zone humide
Le 14 septembre 2012, Lafarge a inauguré, en présence de Bernard Bourget, Maire de Guernes et des élus locaux, une nouvelle zone humide, d'environ 2 hectares, située sur la carrière de Sandrancourt, dans la boucle de Guernes - Saint-Martin-la-Garenne.
Par cette initiative, Lafarge concilie des enjeux à la fois économiques, sociaux et environnementaux, piliers du Développement Durable, en apportant une nouvelle fois, sa contribution à la biodiversité du Mantois.
Avec une production moyenne de 650 000 tonnes de granulats silico-calcaires par an, elle approvisionne principalement le marché local du Mantois. Exploitée depuis 1970, cette carrière est certifiée ISO 14001 et a obtenu en 2009, le niveau 4 de la charte environnement de l'UNICEM
Un réaménagement planifié et à vocation écologique
L'aménagement de cette zone humide répond aux enjeux du SDAGE (Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux) qui préconise la préservation et la reconstitution de ces milieux, offrant de multiples fonctionnalités dans le cycle de l'eau.
Dans le cadre de ces réaménagements, Lafarge s'est engagé dans de nouveaux travaux afin de développer une nouvelle zone humide à proximité du plan d'eau des Bastilles et de la ferme de Flicourt. Il s'agit de la réalisation « d'une queue d'étang » à vocation écologique et piscicole. Cet espace humide peu profond est parcouru par un réseau de chenaux sinueux et ramifiés colonisé par une grande diversité de milieux aquatiques et hélophytiques, accompagnés de bosquets, saulaies et prairies.
Cet aménagement répond à quatre attentes locales
- Créer une frayère à poissons pour l'association de pêche locale « le Brocheton de Guernes ».
- Favoriser le développement de la biodiversité. Ainsi, depuis la mise en eau réalisée en mai dernier, la frayère est fréquentée par plusieurs espèces piscicoles et par de nombreux oiseaux (héron cendré, mouette rieuse, chevalier guignette, chevalier cul-blanc, petit gravelot, bernache, etc.)
- Mettre la ferme voisine de Flicourt en conformité avec les objectifs de prévention des incendies, nécessitant la création d'une réserve d'eau de proximité.
- Améliorer l'insertion paysagère du plan d'eau dit des « Bastilles », ancienne carrière réaménagée dans les années 90, souhaité par les associations et la commune.
Un réaménagement en plusieurs étapes avec l'ensemble des parties prenantes
La réalisation de cet aménagement a nécessité un important travail de concertation avec les élus, le propriétaire et les associations locales, dont le gestionnaire du site Natura 2000 et le Parc Naturel et Régional du Vexin français. Cette démarche s'est appuyée sur des études de faisabilité approfondies visant à modifier localement le plan de réaménagement initial qui prévoyait une remise en état purement agricole à cet endroit.
Assisté du bureau d'étude Hydrosphère, Lafarge a réalisé les travaux suivants sur 2 ans :
- remblaiement des terrains jusqu'à la cote souhaitée à l'aide de matériaux inertes acheminés par voie fluviale et mise en forme générale de l'aménagement,
- réalisation des chenaux et anses nécessitant un modelé très fin,
- régalage des stériles d'exploitation permettant d'assurer l'étanchéité et donc d'optimiser la gestion des niveaux d'eau au sein de la zone humide (les bancs d'argile rencontrés au cours de l'exploitation de la carrière ont été utilisés à ces fins),
- régalage ponctuel de terre végétale sur une épaisseur de 0,30 m, ou de graves naturelles, pour la constitution de formations végétales typiques des grèves sablo-graveleuses,
- aménagement d'un cheminement piétonnier formé de blocs « cyclopéens » permettant la circulation des personnes autour du plan d'eau et notamment l'observation des batraciens,
- végétalisation par des carex, roseaux, nénuphars et autres plantes prélevées dans les carrières de la Boucle.
Outre ces aménagements, Lafarge réalisera des plantations ainsi que l'aménagement d'une aire d'accès pour le pompage de l'eau en cas d'incendie à la ferme de Flicourt.
Quelques originalités de la flore guernoise
Grâce à sa situation géologique et hydrologique, la commune de Guernes présente différents milieux écologiques.
En effet, la Seine et ses deux bras traversent d'Est en Ouest la plaine alluviale de la commune. Avec leurs berges arborées et leurs milieux très différents de ceux du fleuve, ces deux bras de Seine offrent certaines particularités botaniques.
Avant la construction des deux ponts sur ces bras en 1952 et le rétablissement de la circulation de l'eau dans leur lit en 1953, une curieuse plante pouvait y être observée. Il s'agissait d'une plante, rappelant effectivement certains aloès, dont les feuilles linéaires, pointues, à dents épineuses étaient disposées en une touffe serrée, et qui portait le nom de faux aloès ( STRATIOTES ALOIDES. L).
Dans son livre « Les plantes protégées de l'Ile-de-France », le botaniste Gérard Arnal mentionne qu'en 1948, une grande population de ce faux aloès se rencontrait dans l'un des « bras morts » de l'île de Guernes.
Cette plante figure aussi sur les photos d'un dossier concernant les travaux d'aménagement des bras de Guernes entrepris en 1951 lorsque M. Marcel Perrault était le maire de notre village.
Cette plante aquatique fleurit en juin ou juillet et la fleur de couleur blanche a la grosseur d'un petit bouton de rose à peine éclos. La morphologie de cette plante est particulière avec une racine ancrée dans la vase d'où s'élance une tige blanche qui supporte un bouquet de feuilles à l'image « d'un ballon d'enfant tenu par sa main »
Dans son livre, Gérard Arnal souligne que cette plante aquatique n'existe plus en Ile-de-France et il la classe parmi les plantes éteintes ou présumées telles.
Dans les futurs aménagements de zone humide de la boucle de Guernes, il serait possible de la réintroduire afin d'avoir une image historique de la biodiversité botanique de notre commune.
D'ailleurs, cette plante n'est pas la seule à susciter un intérêt botanique. Connue des habitants du village et surtout des pêcheurs, une autre plante aquatique prolifère dans l'eau douce des bras de la Seine à Guernes. Il s'agit d'une lentille d'eau, la wolffie (WOLFFIA ARRHIZA), qui est la plus petite plante à fleur d'Europe avec un diamètre variant d'un demi à un millimètre. Il semble qu'il y a là, l'unique site d'observation de cette lentille d'eau dans le Vexin français ce qui la rend particulièrement rare. Christian Weiss, botaniste bien connu, décrit cette lentille d'eau dans le « Guide des Parcs Naturels Régionaux » publié sous la direction d' A. Reille.
Les boucles de la Seine offrent donc un patrimoine naturel de grande importance dans la géographie des régions françaises et la boucle de Guernes mérite une attention particulière dans le classement des paysages, des sites Natura 2000 grâce à sa biodiversité et à ses éléments floristiques et faunistiques.
Les insectes de Guernes
Étude hydrobio-entomologique - 2005
Domaine régional de Flicourt
Présentation du site
Le site de Flicourt est une ancienne carrière exploitée par la Compagnie des Sablières de la Seine (CSS) pour la production de granulats alluvionnaires. Il est situé sur la commune de Guernes (78), dans la Boucle de Guernes, en aval de Mantes-la-Jolie. Il s'étend sur une surface d'environ 80 hectares. La partie nord du site a été rétrocédée par CSS à la région Île-de-France.
De nombreux milieux couvrent aujourd’hui le site : deux plans d'eau aménagés, quelques boisements de Saules, des milieux ouverts ainsi que diverses plantations d’essences fores-tières. Au sein du site, une petite surface est occupée par une collection de différents mi-lieux représentatifs des habitats rencontrés en vallée de Seine.
L'objectif de la présente étude est de réaliser un inventaire faunistique de l’entomofaune aquatique, d'en estimer sa valeur patrimoniale et d’apporter un éclairage qualitatif sur le mi-lieu aquatique.
Le présent travail a été effectué au cours de la saison 2005 par l'Office pour les Insectes et leur Environnement et le groupe OPIE-benthos, à la demande de l'Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France. L'inventaire a été réalisé par Samuel JOLIVET sous la res-ponsabilité scientifique de Jean-Louis DOMMANGET.
Document pdf de l'étude - 31 pages
Inventaire Entomologique des Boucles de la Seine - 2001
Guernes et Moisson
Présentation des sites
Les deux sites étudiés ici se situent de part et d'autre de la Seine, à l'ouest de Mantes-la-Jolie. Il s'agit d'anciennes carrières de granulats qui ont été rétrocédées à la Région Ile-de-France et aménagées pour mettre en valeur le patrimoine écologique des Boucles de la Seine. La richesse ornithologique bien connue des Boucles de Guernes et de Moisson se double ici de biotopes thermophiles remarquables pour la région.
- Le Domaine Régional de la Boucle de Moisson.
Le domaine régional couvre 310 hectares, coupés en deux par la route départementale 124. Les grandes étendues laissées après l'excavation ont été recolonisées naturellement par une végétation basse constituée de plantes pionnières ou peu exigeantes. Le pourtour des carrières est occupé par des conifères et des parcelles de feuillus (chênes principalement). - Le Parc Ecologique de Guernes.
Le Parc Ecologique s'étend sur 35 hectares, avec une partie boisée (quelques boisements anciens et une plantation récente lors de la réhabilitation par l'ONF) et un plan d'eau aménagé pour l'avifaune. D'autre part, une collection de milieux naturels du val de Seine occupe un espace clos de 1,5 hectares. Nous n'avons pas pu échantillonner dans cette collection de milieux.
La Seine en Partage
L’association de ceux qui aiment et qui protègent la Seine en Ile-de-France
La commune de Guernes est membre de l'association
Visitez le site de « La Seine en Partage »
pour des informations complètes concenrant l'association
Le champ territorial de l’association est délimité par les trois zones géographiques suivantes :
- Seine amont, comprenant les territoires riverains de la Seine en amont de la région «Ile-de-France»
- Seine Ile-de-France, comprenant les territoires riverains de la Seine de la région «Ile-de-France»
- Seine aval, comprenant les territoires riverains de la Seine en aval de la région «Ile-de-France».
L’association a pour objet de :
- défendre, protéger et mettre en valeur la Seine et ses rives ;
- contribuer à une meilleure prise de conscience des richesses de ce patrimoine commun ;
- participer avec les pouvoirs publics à l’élaboration de projets concernant la Seine et ses rives (P.P.R.I., directives-cadre, Plan Seine, schémas d’aménagement, etc..) ;
- encourager et coordonner l’action des collectivités territoriales riveraines de la Seine en ce qui concerne l’aménagement et la mise en valeur de ses rives ;
- permettre et favoriser la participation de tous les riverains et usagers de la Seine au devenir du fleuve ;
- susciter, en particulier dans le monde des entreprises, une prise de conscience de la nécessaire revalorisation des rives de la Seine et de l’intérêt du fleuve comme moyen de transport.
Au fil de la Seine - Le Journal de « La Seine en Partage »
L'association édite régulièrement un journal riche en informations sur la vie des rives de la Seine.
Les articles concernant la commune de Guernes
-
Quand Guernes se bat pour sauver ses berges
Source : Au fil de la Seine N° 18 / Novembre - Décembre 2005 - Pages 10 & 11
Située dans le parc naturel régional du Vexin français, Guernes compte quelques 10 kilomètres de berges en bordure de Seine. Un atout touristique et écologique important pour cette petite commune rurale de 863 habitants, mais dont l’entretien et la réfection représentent néanmoins un investissement très lourd. Reste que face à l’urgence, il n’est plus temps de compter.
Hélas, victimes d’une érosion constante due au temps et à l’intensité croissante du trafic fluvial, ces berges s’affaissent dangereusement et sont par endroit devenues impraticables. La commune s’est d’ailleurs vue contrainte d’en interdire l’accès par arrêté municipal.
Aussi, pour répondre à l’urgence de la situation et pour que cet espace aujourd’hui préservé continue de constituer un domaine privilégié des pêcheurs et des promeneurs, la municipalité de Guernes se devait de réagir en confortant et en réaménageant au plus vite ses berges les plus affectées.
Financement du projet
Conscient que sa commune n’avait guère de droits à faire valoir devant Voies Navigables de France quant à la possibilité d’obtenir une participation de cet établissement public pour la construction ou l’entretien d’ouvrages de défense contre les eaux, c’est vers le « Syndicat Mixte d’Aménagement des Berges de la Seine dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie » (le SMABS), que le maire, Alain Enault, s’est tourné.
La commune a donc répondu à l’impératif de sécurisation qui s’imposait à elle, mais ce sont encore prés de 6 km de berges qui sont aujourd’hui toujours menacés. Ceux-ci devront, à plus ou moins long terme, bénéficier des mêmes soins. Et au regard des contraintes diverses et variées que cela suppose ;
6 kilomètres à enrocher, ça use d’avance (un peu) l’enthousiasme d’Alain Enault…
La création prévue d’un nouveau syndicat mixte représente désormais le seul espoir pour Guernes de voir ses sites à hauts risques réhabilités. L’objet de ce projet proposé par le département est effectivement de créer une large structure intercommunale ayant encore plus de poids dans les négociations avec les autorités compétentes.
Le projet approuvé, les travaux ont pu être financés grâce à la T.V.A. récupérée par le SMABS sur ses précédents chantiers subventionnés. Et c’est un linéaire de 50 mètres en aval du site dit « Pointe de la Canardière » qui a été enroché. La technique minérale mise en oeuvre a permis, d’une part, de renforcer la partie du chemin de halage la plus endommagée et, d’autre part, de protéger en aval une traversée sous-fluviale de Gaz de France.
Une protection « géotextile »
Contrairement aux travaux effectués sur les sites de Bennecourt, Saint-Martin-la-Garenne et les Mureaux (dont nous avions rendu compte dans notre édition de septembre 2003 (Au fil de la Seine - Le Journal de « La Seine en Partage ») après à la visite organisée sur place par l’association « La Seine en Partage »), les 50 mètres de berges guernoises n’ont pas été réaménagées grâce à une technique végétale, mais minérale.
La méthode mise en oeuvre consiste à poser l’enrochement sur un tissu synthétique non dégradable, dit « géotextile ». Les géotextiles assurent une protection du sol contre le courant, le ruissellement, les contraintes hydrauliques et les effets du batillage. Ils limitent le départ des fines (les matériaux très fins) de la berge grâce à leur maillage serré et évitent ainsi l’érosion derrière les enrochements en garantissant leur stabilité.
550 tonnes de roches provenant de Saint Maximin, dans l’Oise, ont été nécessaires à la réalisation de ce chantier. Une partie de ces roches est venue consolider le talus sur les 50 mètres de linéaires concernés et une autre partie est venue renforcer cette consolidation directement en Seine.
Natura 2000
Les objectifs de Natura 2000
Avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Europe s ’est lancée dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques dont les deux objectifs sont : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel de nos territoires.
Le maillage de sites s’étend sur toute l’Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels. Le vol des oiseaux migrateurs nous rappelle avec poésie que la nature et sa préservation n’ont pas de frontières.
Le portail du réseau Natura 2000
Natura 2000 à Guernes
La commune de Guernes a été distinguée, avec plusieurs autres communes des boucles de la Seine, par le label européen Natura 2000
Qu'est ce que Natura 2000 ?
Le programme Natura 2000 est une démarche qui vise à la protection de la biodiversité sur le territoire de l'Union européenne.
Les sites naturels les plus remarquables de notre pays ont bénéficié de ce classement. Au total, 12 % du territoire métropolitain est concerné (8 % en Île-de-France).
Quel est l'intérêt ?
Les sites retenus pour intégrer le réseau Natura 2000 pourront bénéficier d'aides financières européennes dans le domaine de l'environnement afin d'encourager les acteurs locaux à agir en faveur de la biodiversité.
De plus, une réglementation particulière s'applique afin de protéger les sites.
Natura 2000 sur la commune de Guernes
A Guernes, en dehors du bourg et des zones bâties, c'est une grande partie de la commune qui a été classée (89%). Cela représente une surface d'environ 765 ha. L'intérêt écologique de la commune est connu depuis longtemps et se trouve donc réaffirmer par ce label.
C'est principalement la richesse de l'avifaune qui a justifié le classement. A l'échelle des boucles de la Seine, le « site Natura 2000 des Boucles de Moisson, Guernes et forêt de Rosny » concerne 17 communes et couvre 6028 ha..
Légende de la photo : l'Œdicnème criard est l'oiseau emblématique de la commune. Il se reproduit dans les terres agricoles et les carrières. La boucle de Guernes abrite 12% de la population régionale. Photo: Gérard Baudoin
Quelles conséquences pour la commune, les propriétaires et les usagers du territoire ?
Le classement Natura 2000 a donné lieu à la réalisation d'inventaires ornithologiques. Les informations sur les espèces d'oiseaux fréquentant la commune peuvent être communiquées aux personnes intéressées.
Les propriétaires et leurs ayants droit peuvent bénéficier d'exonérations fiscales (TFNB, Taxe sur le foncier non bâti) ou d'aides financières en contrepartie du respect de certaines pratiques favorables à l'environnement.
Enfin, le classement protège le site des projets qui pourraient le dénaturer ou le détruire (urbanisation, drainage etc.).
Les activités humaines habituelles (chasse, randonnées etc.) continuent à s'exercer normalement.
Boucles de Moisson, de Guernes et de Rosny
- Zone de protection spéciale - N° du site : FR1112012 (informations complètes concernant cette zone sur le site de Natura 2000)
- Arrêté du 25 avril 2006 portant désignation du site Natura 2000 boucles de Moisson, de Guernes et de Rosny (zone de protection spéciale)
- Superficie : 6028 ha
- Altitude minimale : 10 m
- Altitude maximale : 146 m
Description du site
Ces deux boucles de Seine revêtent une importance ornithologique primordiale en Île-de-France, déjà constatée par plusieurs classements et inventaires (ZNIEFF de type I et II, ZICO) et justifiant différentes protections juridiques. (*)
Elles comprennent à la fois de grands espaces boisés et des plans d'eau régulièrement égrenés le long du fleuve (Sandrancourt, Lavacourt, Freneuse) qui accueillent de nombreux oiseaux d'eau. On y observe des habitats rares (landes, zones steppiques), utilisés par les oiseaux non seulement en période de reproduction mais encore lors des passages prénuptiaux ou postnuptiaux. Le site revêt ainsi un grand intérêt en tant qu'étape migratoire pour l'Oedicnème criard (avec des effectifs s'élevant jusqu'à une centaine d'individus) ou l'Alouette lulu (jusqu'à 20 individus). Outre les espèces régulièrement observées sur le site et prises en compte dans les tableaux de cette fiche, on peut aussi y contacter d'autres espèces remarquables plus occasionnelles (Milan noir, Busard des roseaux, Busard cendré, Autour des palombes, Bécassine sourde...).
La présence de ces plans d'eau, parfois de grande superficie (base de loisir de Lavacourt) en font un dortoir hivernal et une zone d'hivernage d'importance régionale, usités par de nombreux laridés et anatidés.
Le site est situé au sein d'une zone de méandres de la Seine en aval de l'agglomération parisienne. La Seine constitue, sur ce secteur, une vallée alluvionnaire particulièrement large. Elle entaille au nord le plateau calcaire du Vexin français. Les boucles et les boisements attenants de fond de vallée (forêt de Rosny) constituent une entité écologique très favorable à l'avifaune.
(* Rappels)
- ZNIEFF
Une ZNIEFF est l’identification scientifique d’un secteur du territoire national particulièrement intéressant sur le plan écologique. On distingue deux types de ZNIEFF :- les ZNIEFF de type 1 sont caractérisées par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional ;
- les ZNIEFF de type 2 sont de vastes ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.
L’inventaire ZNIEFF est avant tout un outil d’aide à la décision contribuant à la reconnaissance et à la prise en compte du patrimoine naturel.
La désignation d’un espace en ZNIEFF implique sa prise en compte par les documents d’urbanisme et les études d’impacts. En effet, lors de l’élaboration du plan local d’urbanisme et de tout projet ou programme, le préfet doit communiquer les informations contenues dans ces inventaires.
Même si elles n’ont pas de valeur juridique directe, les ZNIEFF sont un élément déterminant pour apprécier la légalité d’un acte administratif au regard des dispositions législatives et réglementaires protectrices des espaces naturels. Une commune qui possède des parcelles en ZNIEFF commet une illégalité en ne prévoyant pas leur protection dans le cadre de son POS ou PLU. Dans la mesure où elles se référent à une information objective, les ZNIEFF sont un outil fondamental d’aménagement du territoire et d’aide à la décision pour tous les documents d’urbanisme. Par exemple, elles permettent aux communes de mieux tenir compte de la valeur de leur patrimoine naturel dans l’élaboration des plans locaux d’urbanisme. - ZICO
Les ZICO sont un inventaire scientifique des sites d’intérêt majeur qui hébergent des effectifs d’oiseaux d’importance communautaire ou européenne.Elles ont pour objectif la mise en oeuvre de la directive communautaire de 1979 sur les oiseaux sauvages, dans la mesure où elles servent de base à la désignation des zones de protection spéciales.
La désignation d’un espace en ZICO implique sa prise en compte par les documents d’urbanisme et dans les études d’impacts. En effet, lors de l’élaboration du Plan Locald’Urbanisme, et de tout projet ou programme, le préfet doit communiquer les informations contenues dans ces inventaires.
Même si elles n’ont pas de valeur juridique directe, les ZICO sont un élément déterminant pour apprécier la légalité d’un acte administratif, au regard des dispositions législatives et réglementaires protectrices des espaces naturels.
Une commune qui possède des parcelles en ZICO commet une illégalité en ne prévoyant pas leur protection dans le cadre de son POS ou PLU.Les ZICO sont un outil appréciable de connaissance et d’aide à la décision pour les élus et les administrations qui peuvent se référer à une information scientifique pour mettre en valeur les patrimoines naturels de leurs territoires.
Composition du site
| Forêts caducifoliée | 33 % |
| Zones de plantations d'arbres (incluant les Vergers, Vignes, Dehesas) | 20 % |
| Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) | 17 % |
| Cultures céréalières extensives (incluant les cultures en rotation avec une jachère régulière) | 11 % |
| Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana | 10 % |
| Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées | 5 % |
| Pelouses sèches, Steppes | 2 % |
| Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) | 2 % |
Espèces végétales et animales présentes
Oiseaux
| Alouette lulu (Lullula arborea)(*) | Résidente. Reproduction |
| Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus)(*) | Etape migratoire |
| Bécassine des marais (Gallinago gallinago) | Hivernage. Etape migratoire |
| Bondrée apivore (Pernis apivorus)(*) | Reproduction |
| Busard Saint-Martin (Circus cyaneus)(*) | Etape migratoire |
| Buse variable (Buteo buteo) | Résidente. Reproduction. Hivernage. Etape migratoire |
| Caille des blés (Coturnix coturnix) | Reproduction |
| Canard chipeau (Anas strepera) | Hivernage |
| Canard siffleur (Anas penelope) | Hivernage |
| Canard souchet (Anas clypeata) | Reproduction. Hivernage |
| Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) | Etape migratoire |
| Chevalier culblanc (Tringa ochropus) | Etape migratoire |
| Chevalier gambette (Tringa totanus) | Etape migratoire |
| Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) | Etape migratoire |
| Chevalier sylvain (Tringa glareola)(*) | Etape migratoire |
| Combattant varié (Philomachus pugnax)(*) | Etape migratoire |
| Cygne tuberculé (Cygnus olor) | Reproduction |
| Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus)(*) | Reproduction |
| Epervier d'Europe (Accipiter nisus) | Résidente. Reproduction. Etape migratoire |
| Faucon hobereau (Falco subbuteo) | Reproduction |
| Foulque macroule (Fulica atra) | Reproduction. Hivernage |
| Fuligule milouin (Aythya ferina) | Hivernage |
| Fuligule morillon (Aythya fuligula) | Reproduction. Hivernage |
| Garrot à Ïil d'or (Bucephala clangula) | Hivernage |
| Goéland argenté (Larus argentatus) | Hivernage. Etape migratoire |
| Goéland brun (Larus fuscus) | Hivernage. Etape migratoire |
| Goéland cendré (Larus canus) | Hivernage |
| Goéland leucophée (Larus cachinnans) | Etape migratoire |
| Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo) | Hivernage |
| Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) | Reproduction. Etape migratoire |
| Grèbe huppé (Podiceps cristatus) | Reproduction. Hivernage |
| Guifette noire (Chlidonias niger)(*) | Etape migratoire |
| Harle bièvre (Mergus merganser) | Hivernage |
| Harle piette (Mergus albellus)(*) | Hivernage |
| Héron cendré (Ardea cinerea) | Reproduction. Hivernage |
| Hirondelle de rivage (Riparia riparia) | Reproduction |
| Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis)(*) | Hivernage |
| Mouette rieuse (Larus ridibundus) | Hivernage |
| Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus)(*) | Reproduction. Etape migratoire |
| Petit Gravelot (Charadrius dubius) | Reproduction |
| Pic mar (Dendrocopos medius)(*) | Résidente |
| Pic noir (Dryocopus martius)(*) | Résidente |
| Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio)(*) | |
| Sarcelle d'hiver (Anas crecca) | Hivernage |
| Sterne pierregarin (Sterna hirundo)(*) | Reproduction. Etape migratoire |
| Torcol fourmilier (Jynx torquilla) | Reproduction |
| Vanneau huppé (Vanellus vanellus) | Reproduction |
(*) Espèces inscrites à l'annexe I : espèces faisant l'objet de mesures de conservation spéciale concernant leur habitat, afin d'assurer leur survie et leur reproduction dans leur aire de distribution.
Source des informations contenues dans cette page : Le portail du réseau Natura 2000
© Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
Notice d'information du territoire BOUCLES de MOISSON 2016
Cette notice présente l’ensemble des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) proposées sur le territoire « Site Natura 2000 des Boucles de Moisson, de Guernes et Forêt de
Rosny » au titre de la programmation 2015-2020. Elle complète la notice nationale d’information sur les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) et les aides à l’agriculture biologique 2015-2020, disponible sous Télépac
Télécharger la notice d'information
Le site internet des Boucles de Moisson, Guernes et forêt de Rosny
La Région Ile-de-France est structure porteuse, et l'Agence des Espaces Verts assure l'animation Natura 2000.
Pour toute question, contactez l'animatrice : Jeanne LAVIALLE, 01 83 65 38 87 - 06 12 84 80 62 -
Le site internet des Boucles de Moisson, Guernes et forêt de Rosny a été réalisé grâce à la participation financière de l'Europe, de l'Etat français (DRIEE), de la Région Ile-de-France et avec l'appui technique de l'Atelier technique des espaces naturels (ATEN).



