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Histoire de Guernes

... Jusqu'à 1989

Toussaint Duplessis (Moine bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur - 1689-1764) pense que Guernes peut être d'origine celtique (Vern Monceau), ou d'origine teutonique (Varne). Ce qui est certain, c'est que Guernes, nommé depuis des titres « Garnes » et « Crênes », était appelé en 1141 « Warius ».

  • Possession en 690 de l'abbaye de Saint-Denis.

  • Un seigneur, Barthélémy de Lonroy, le donna à l'abbaye du Bec (peut-être 1141 ?).

  • En 1257, un autre seigneur, Hugues de Lonroy, se désista de ses prétentions sur le patronage de la cure.

  • Dépendance au XVe siècle, de la châtellenie de La Roche-Guyon.

    En 1474, le fief de La Roche-Guyon passe à la famille de Silly (Bertin de Silly, chambellan du roi Louis XI), jusqu'en 1628, période pendant laquelle débute une importante période de prospérité. Le château perd sa fonction défensive et se transforme en résidence, qui accueille des personnalités célèbres, jusqu'aux rois de France François Ier et Henri IV.

    En octobre 1493, Bertin de Silly obtient par lettres patentes grâce à sa proximité du roi Charles VIII l'établissement de deux foires annuelles, mi-juin et fin novembre ainsi que de deux marchés hebdomadaires à La Roche. On y négocie le blé, les porcs, et tous les ustensiles et denrées nécessaires aux besoins locaux. En 1504, un grenier à sel est autorisé par Louis XII.

    En 1513, le fief des Silly est vaste : il s'étend de Copières et Arthies au nord à Rolleboise au sud, et de Aincourt et Guernes à l'est à Limetz à l'ouest. Le seigneur détient le droit de justice et perçoit les impôts et revenus.

  • Au milieu du XVIIIe siècle, duc Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), sixième fils de François VIII de La Rochefoucauld.
    Le duché comprend les paroisses de La Roche, Gommecourt, Clachaloze, Bennecourt, Limetz, Villez, Amenucourt, Roconval, Beauregard, Chérence, Copierres, Montreuil-sur-Epte, Haute-Isle, Chantemesle, Vétheuil, Aincourt, Saint-Martin-la-Garenne, Sandrancourt, Guernes, Moisson, Rolleboise, Méricourt, Freneuse et Bonnières.

Administration ancienne (1789-1999)

  • Souveraineté
    1789 - Royaume de France
    1790 - Seine et Oise
  • Département
    1793 - Seine et Oise
    1801 - Seine-et-Oise
    1964 - Yvelines
  • District
    1793 - Mantes
  • Arrondissement
    1801 - Mantes
    1926 - Versailles
    1943 - Mantes-Gassicourt
    1953 - Mantes-la-Jolie
  • Canton
    1793 - Mantes
    1801 - Limay
  • Municipalité
    1793 - Guernes

Vestiges préhistoriques et antiques à Guernes

  • Armes et outils en silex néolithiques. Des outils préhistoriques ont été retrouvés sur le territoire de Guernes, ce qui ne prouve néanmoins pas l'implantation d'un habitat préhistorique.
    Les communes situées le long de la Seine ont livré un abondant outillage lithique. C’est le cas de Freneuse, Moisson, Saint-Martin-la-Garenne, Rolleboise, Guernes, Mantes ou Flins-sur-Seine où l’on a retrouvé, entre autres, des bifaces, des éclats de type " Levallois " ou des lames, mis au jour grâce aux nombreuses exploitations de carrières.

  • Cimetière mérovingien détruit en 1954.
    Découverte en 1954 de cinq sépultures mérovingiennes dont trois en sarcophage de plâtre et deux en sarcophages de pierre. L’un deux avait un couvercle en bâtière (daté fin VIe - début VIIe siècles).
    Placé avec lieu-dit Bastille. Correspond presque à l’emplacement d’une église sur la carte de Cassini.
    Un rapport dans le Vieil Argenteuil. Pas véritablement d’informations en plus, juste sur le déroulement des découvertes.

Les Bastilles 1954 Les Bastilles cassiniCroquis côté d'un sarcophage trouvé à Guernes (Dessin E. Basse de Ménorval, 1954 ; source : CAG 78)Croquis côté d'un sarcophage trouvé à Guernes (Dessin E. Basse de Ménorval, 1954 ; source : CAG 78)

Plus récemment

  • En 1870, un bac fut mis en service entre Rosny-sur-Seine et Guernes. Il fut supprimé en 1964 à la suite de la surélévation du barrage de Méricourt.
  • 10 janvier 1924 : effondrement du clocher de l’ancienne église.
  • 20 août 1944 : franchissement de la Seine par l’armée du général Patton sur un pont de bateaux reliant Guernes à Rosny.

Pont de bateaux...
Pont de bateaux sur la Seine
Pont de bateaux...
Pont de bateaux sur la Seine
Stèle en mémoir...
Stèle en mémoire à l’armée du général Patton

Historique de l’urbanisation

Le bourg traditionnel s’est installé sur le coteau, en bord de Seine, à l'extrémité d'une plaine ondoyante. Il était à l’époque cerné par les vergers et les vignes qui occupaient le versant sud du coteau. Encore compact, le village avait tendance, au 19ème siècle, à se développer en profondeur vers l'intérieur, dans le prolongement de la voie principale qui menait du bac au sud, et vers Sandrancourt au nord.

Après la disparition du bac reliant la boucle de Guernes à Rosny et la rive droite de la Seine, le village s'est retrouvé isolé.

Le bourg de l’époque n'était pas non plus un village rue : la voie principale issue du bac, très escarpée sur le coteau, se scindait en deux branches à peu près parallèles. La branche principale continuait vers le nord et Sandrancourt, l'autre à hauteur de la mairie, s'incurvait vers le nord-ouest et Saint Martin la Garenne, pour se subdiviser encore vers Dennemont et Mantes. Un certain nombre de ruelles partaient perpendiculairement aux deux voies principales en direction des coteaux de Flicourt.

Les logements de la commune sont néanmoins surtout concentrés au centre bourg et aujourd'hui, son extension se trouve bloquée par l'exploitation des carrières proches.

Ainsi, profitant de l'abandon du coteau aux friches, le sens du développement s'est inversé à 90° : à l'orientation sud-nord a succédé une direction ouest-est, le long du coteau, favorisée par l'exposition extrêmement favorable.

Avant, à Guernes...

  • Guernes est connu pour son marché aux asperges mais aussi pour ses cerises.
  • En complément de l’agriculture, il existe une briqueterie, un trou d’extraction de la pierre sur le plateau et à la limite de Guernes sur le territoire de la commune de Dennemont une usine de production du plâtre.
  • Les voies de communication : Un bac a treuil aérien permet de franchir La Seine pour gagner la gare de Rosny-sur-Seine puis Mantes. Des buses, à cette époque, permettent de passer les bras. En période hivernale, les îles sont recouvertes par les crues de La Seine

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